12 août : un Gatinois achète son livre québécois sur Amazon « pour encourager la culture d'ici »

GATINEAU. Dans le cadre de la journée « J’achète un livre québécois », un résident du secteur Hull a tenu à souligner la littérature d’ici en commandant mardi le plus récent roman d’une autrice de Baie-Comeau sur Amazon, un geste qu’il pose, tient-il à préciser, « pour encourager la culture québécoise ». Le colis doit être livré jeudi depuis un entrepôt de Brampton, en Ontario.
« Moé, les livres québécois, j’en achète un à chaque année, c’est important d’encourager nos auteurs », a expliqué Steve Tremblay, 43 ans, coordonnateur logistique. Sa commande, confirmée à 21 h 47, incluait aussi des croquettes pour chat et une sangle d’arrimage, les trois articles étant admissibles à la même livraison gratuite. « C’est pas mal plus simple que de se rendre en ville. Puis Amazon, ça s’écrit en français, fait que ça doit pas mal être d’icitte », a-t-il ajouté, en admettant ne pas être « un grand lecteur, mais un grand encourageur ».
Selon une compilation de la Table de concertation des librairies indépendantes de l’Outaouais, 71,6 % des livres québécois commandés en ligne le 12 août dans la région transitent par un centre de distribution situé hors Québec, dont la moitié dans un entrepôt placé à 38 minutes de route du domicile de l’acheteur, en évitant le pont Macdonald-Cartier.
« On demande juste au monde de rentrer dans une librairie une fois par année. Une fois. C’est quarante minutes de leur vie, pis y’en a qui trouvent ça long », a soupiré Marjolaine Racette, propriétaire d’une librairie du boulevard Saint-Joseph, située à onze minutes à pied de chez M. Tremblay. « Le roman qu’il a commandé, je l’avais en vitrine. Il est passé devant samedi. Il a pris un café au Starbucks en face. »
M. Tremblay prévoit maintenant souligner la prochaine fête nationale en commandant un fleurdelisé fabriqué au Vietnam, « tant que la livraison reste gratis ».
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