Un transporteur réachemine des passagers vers Montréal via Calgary, Toronto, Halifax et « un lieu à confirmer »

MONTRÉAL. Des voyageurs québécois coincés à l’étranger depuis l’annulation de leur vol ont finalement reçu le courriel de réacheminement tant attendu, qui leur propose de rentrer à Montréal en quatre escales, dont la dernière est identifiée dans le document officiel comme « un lieu à confirmer ».
Le trajet, d’une durée totale de 47 heures, passe par Calgary, Toronto et Halifax avant d’aboutir à une destination que le service à la clientèle décrit comme « en cours d’optimisation ». Interrogé sur ce que signifie exactement l’expression, un porte-parole du transporteur a répondu qu’il s’agissait d’une pratique normale : « L’itinéraire est confirmé à 75 %. Le reste, c’est de la logistique. Le passager va le savoir en même temps que nous, ce qui est une forme de transparence. »
Une famille de Longueuil a reçu une version encore plus créative de la proposition. « Nous autres, le courriel disait Montréal, mais le billet dit Ottawa. J’ai appelé, ils m’ont expliqué qu’Ottawa, c’est pratiquement Montréal. À 200 kilomètres près, j’imagine que oui », raconte le père de famille, qui précise avoir tout de même accepté « pour pas perdre sa place dans la file du prochain courriel ».
Le transporteur défend sa méthode en invoquant un principe de flexibilité. Selon la politique révisée, le mot « Montréal » dans un itinéraire désigne désormais « toute ville canadienne à partir de laquelle Montréal demeure atteignable par un moyen quelconque », une définition que la compagnie qualifie de « plus réaliste dans le contexte actuel ».
Un couple de Québec a pour sa part renoncé au réacheminement : il a loué une voiture à Boston et était rentré depuis deux jours au moment de recevoir son courriel de confirmation.
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