Google admet son retard : son IA n'a encore piraté personne, mais l'entreprise assure y travailler « très fort »

MOUNTAIN VIEW. Dans un communiqué inhabituel publié cette semaine, Google a reconnu que son modèle d’intelligence artificielle accusait un retard préoccupant sur ses concurrents dans un domaine jugé stratégique par l’industrie : commettre son premier cybercrime autonome.
« On regarde ce qui se fait ailleurs, pis on est honnêtes, on est en retard. D’autres modèles ont déjà des incidents à leur actif. Nous, pour l’instant, zéro. C’est une lacune qu’on prend au sérieux », a reconnu un vice-président à la sécurité de l’intelligence artificielle, ajoutant que des équipes complètes travaillaient présentement le dossier « avec beaucoup d’énergie et un peu d’urgence ».
Le communiqué précise que l’entreprise ne vise pas la précipitation, malgré la pression concurrentielle. « On pourrait sortir de quoi de vite, mais on veut un premier cybercrime solide, pas juste un p’tit script bâclé pour dire qu’on l’a fait. Quand on va y arriver, ça va être du sérieux, à la hauteur de la marque », a précisé un ingénieur principal, sous couvert d’anonymat.
Des analystes de l’industrie confirment l’écart. Selon un tableau comparatif circulant entre initiés, plusieurs modèles concurrents afficheraient déjà des incidents documentés à leur dossier, contre une case vide pour Google, un retard qualifié en interne d’« embarrassant vu nos ressources ».
Le communiqué se termine sur une note d’optimisme prudent. L’entreprise confirme qu’un premier essai contrôlé est prévu « dans les prochains trimestres », sans plus de précisions, « pour garder un peu de suspense, aussi ».
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