Un média relance son enquête annuelle « Montréal-Percé en électrique, est-ce possible? », la réponse est oui depuis 9 ans mais l'article était déjà maquetté

MONTRÉAL. Fidèle à une tradition maintenant bien établie, un grand quotidien montréalais a publié cette semaine la neuvième édition de son enquête estivale « Montréal-Percé en voiture électrique, est-ce possible? », une question dont la réponse est oui depuis 2017, mais dont la maquette, les photos pis l’espace publicitaire étaient réservés depuis février.
« Est-ce que la réponse a changé? Non. Est-ce qu’on le savait avant de partir? Oui. Mais juillet, c’est juillet : la moitié de la salle est en vacances, pis le Rocher Percé, ça fait une maudite belle une », a expliqué avec une franchise désarmante un cadre de la rédaction, en précisant que le dossier de 3 200 mots conclut cette année encore que « ça se fait, mais faut planifier », une formulation protégée qui n’a pas bougé d’une virgule depuis quatre éditions.
Le journaliste affecté au périple, un vétéran de sept traversées, décrit sa mission avec le détachement des habitués. « Je pars, je recharge à Rivière-du-Loup entouré de retraités qui, eux, pensaient juste dîner, je note que la borne de Sainte-Flavie existe encore, pis j’écris mon récit d’aventure. L’an prochain, je demande la chronique vins », a-t-il confié entre deux photos de son tableau de bord.
Sur place, les vacanciers accueillent l’expédition avec bienveillance. « Le monsieur nous a demandé si on était inquiets pour l’autonomie. On est rendus à notre huitième Gaspésie en électrique. Nous autres, on appelle pas ça un défi, on appelle ça les vacances », a témoigné Chantale Grondin, de Longueuil, croisée à une borne de Carleton-sur-Mer avec ses deux enfants pis une glacière.
La rédaction confirme que l’édition 2027 est déjà au calendrier, avec une seule modification prévue : une photo différente du Rocher.
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