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Équipe réduite au REM : les usagers priés de se munir d'équipement de survie et « d'aviser un proche de leur itinéraire »

PAR LA RÉDACTION · 14 JUILLET 2026 · 2 MIN DE LECTURE
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Équipe réduite au REM : les usagers priés de se munir d'équipement de survie et « d'aviser un proche de leur itinéraire »

MONTRÉAL. À l’approche des vacances de la construction, l’exploitant du REM a émis vendredi un avis invitant les usagers à se munir d’équipement de survie pour tout déplacement entre le 19 juillet et le 2 août, la période coïncidant avec une réduction des équipes d’intervention.

Le communiqué recommande une trousse comprenant deux litres d’eau par personne, des barres tendres, une lampe frontale, des vêtements chauds « même en canicule, l’air climatisé lâche pas, lui », ainsi qu’un sifflet, « les cris s’entendant mal à travers les portes étanches ». Les usagers sont également priés d’aviser un proche de leur itinéraire avant l’embarquement et de signaler leur arrivée à destination, « une pratique déjà bien établie en randonnée et qui a fait ses preuves ».

L’exploitant se veut rassurant sur le service lui-même. « Le train est entièrement automatisé, il a pas besoin de vacances. Rouler, ça a jamais été le problème. C’est juste le secours qui est manuel, pis lui, il est au chalet », a expliqué le directeur des opérations estivales, précisant qu’en cas d’immobilisation prolongée, une équipe « partira de quelque part » dans un délai « respectant les normes de la saison ».

L’avis classe d’ailleurs les tronçons par niveau de difficulté, une première dans le transport collectif nord-américain : Brossard-Panama est coté « familial », le centre-ville « intermédiaire », tandis que la traversée du pont Samuel-De Champlain par grand vent obtient la mention « expert, expérience de l’exposition requise ».

Les usagers réguliers accueillent les consignes avec le calme des habitués. « Moé, mon sac est faite depuis janvier. Réchaud, jeu de cartes, chargeur solaire. Le monde qui embarque juste avec un café, on les reconnaît, c’est des touristes », témoigne Karine Bissonnette, 38 ans, qui fait Brossard-McGill « en autonomie complète » depuis deux ans.

L’exploitant rappelle en terminant qu’aucun remboursement n’est prévu, le REM demeurant « une expérience, pas une destination ».

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