La foudre force l'arrêt du REM : CDPQ Infra rappelle que le cahier des charges prévoyait « la pluie, mais pas le tonnerre »

MONTRÉAL. Le service du Réseau express métropolitain a été interrompu jeudi soir après la détection d’éclairs au-dessus du réseau, une interruption que CDPQ Infra attribue à un phénomène météorologique « non couvert par la version actuelle du cahier des charges, qui prévoyait la pluie, la bruine et l’humidité relative, mais pas le tonnerre ».
Au total, 1 347 usagers sont demeurés immobilisés pendant 67 minutes dans des trains à l’arrêt, le temps que le protocole de sécurité confirme que le ciel avait « effectivement des intentions hostiles ». Un premier éclair, localisé à 2,8 km du poste de contrôle, a suffi à déclencher l’arrêt complet des 26 stations, un rayon d’action que le ministère des Transports juge « impressionnant pour un phénomène naturel sans laissez-passer ».
Joint par courriel, le responsable de l’annexe 14.3, intitulée « Conditions atmosphériques admissibles », défend le document. « Le contrat parle de précipitations. La foudre, c’est pas une précipitation, c’est une décharge. On dira ce qu’on voudra, mais un cahier des charges, c’est écrit quelque part pis c’est écrit pour de quoi », a-t-il précisé, en rappelant que le réseau avait fonctionné « sans anicroche » durant les 11 jours sans orage de l’année.
Pour les usagers, la nuance contractuelle a été plus difficile à avaler. « Moé, j’avais pris le REM parce que c’était supposé être rapide pis à l’épreuve de tout. J’ai fini Panama-Centrale à pied, dans l’averse, une heure vingt. Le tonnerre, lui, au moins, il arrivait à l’heure », raconte Marc-André Vaillancourt, 41 ans, de Brossard, qui confirme avoir perdu une chaussure « quelque part entre la station Du Quartier pis le reste de sa vie ».
CDPQ Infra confirme qu’un comité technique étudiera l’ajout du tonnerre à l’annexe 14.3 d’ici l’automne 2027, juste après le dépôt de l’étude sur la neige.
Site satirique. Toutes les nouvelles sont fictives.

