Christine Fréchette apprend que sa cote de sécurité plafonne à 400 : en dessous de 550, on a juste accès aux communiqués déjà publiés

QUÉBEC. La chef de la CAQ Christine Fréchette a appris lundi que sa cote de sécurité, calculée par le Service canadien du renseignement de sécurité sur une échelle de 900 points, plafonne à 400, une note qui lui donne accès uniquement à des informations jugées « de base », dont l’horaire des séances de l’Assemblée nationale et le menu de la cafétéria du parlement.
« En bas de 550, c’est l’accès aux communiqués déjà publiés. Entre 400 et 499, on débloque les prévisions météo de la veille, les conditions routières du Québec 511 et, si le dossier est propre, le nom du fleuve qui passe devant le parlement », a expliqué Ghislain Provost-Séguin, 52 ans, analyste en habilitation de sécurité, qui précise que la cote n’a « rien à voir avec les paiements de carte de crédit, mais tout à voir avec l’historique de fuites ». La coulée d’informations aux journalistes par l’entourage de Mme Fréchette, dix jours avant qu’elle soit elle-même informée, aurait coûté 73 points à sa note personnelle.
La chef de la CAQ aurait tenté de contester son score auprès de l’agence d’évaluation, sans succès. « Elle voulait qu’on révise en hausse, mais pour réviser, faut consulter son dossier complet, pis le dossier complet, c’est classé 550 », a confirmé M. Provost-Séguin, en ajoutant que la démarche pouvait être faite gratuitement une fois par année « par quelqu’un d’autre ».
À titre comparatif, Paul St-Pierre Plamondon, qui a annoncé qu’il demanderait « évidemment » sa cote s’il est élu, serait déjà préapprouvé à 741. Le SCRS refuse de commenter la note d’Éric Duhaime, « par respect pour les chiffres négatifs ».
Du côté de Washington, on se veut rassurant : avec une cote de 812, les services américains disent avoir accès à tout, « sauf au menu de la cafétéria du parlement, qui est apparemment plus protégé que les dossiers d’ingérence ».
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