Le Parti vert promet d'abolir l'hiver au Québec ; la CAQ riposte en promettant d'abolir lundi

SHERBROOKE. La promesse de la ministre Christine Fréchette d’abolir le changement d’heure au Québec a déclenché une surenchère calendaire sans précédent : le Parti vert du Québec promet maintenant d’abolir l’hiver, pendant que la CAQ riposte en annonçant l’abolition pure et simple du lundi.
C’est le candidat vert dans Sherbrooke, Simon-Pierre Côté-Lavallée, qui a pavoisé le premier. « Si on peut décider collectivement de pas changer l’heure, on peut décider de pas changer de saison. On garde l’été. C’est moins de slush, moins de pneus à changer, moins de pelletage. Écologiquement, c’est des tonnes de sel de déglaçage en moins dans le fleuve », a-t-il expliqué devant une quinzaine de partisans et un employé de Canadian Tire visiblement inquiet pour la vente de pelles.
Questionné sur la faisabilité de la mesure, M. Côté-Lavallée a précisé que l’hiver serait d’abord « mis en consultation publique » dès 2027, puis aboli par régions, en commençant par la Gaspésie, « qui en a assez fait ». Une période de transition de 18 mois permettrait aux Québécois de liquider leurs manteaux d’hiver dans des bacs prévus à cet effet.
La CAQ n’a pas tardé à répliquer. Un porte-parole du gouvernement a confirmé que l’abolition du lundi figurait « dans les cartons depuis un bout » et que la semaine passerait ainsi de sept à six jours, sans perte de salaire ni de productivité. « Le monde est épuisé le lundi matin. On enlève le lundi, le problème est réglé à la source. C’est ça, gouverner de façon pragmatique », a-t-il résumé, ajoutant que le dimanche soir conserverait néanmoins « son petit goût amer, question de garder un certain équilibre ».
Le Parti libéral et Québec solidaire n’ont pas commenté, chacun préparant, selon des sources, sa propre promesse : l’un songerait à abolir février, « le mois le plus long », l’autre à nationaliser le temps des sucres.
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