Éric Duhaime dément tout rapprochement avec l'AfD : « On n'a rien à voir avec eux, on est juste fâchés contre exactement les mêmes affaires »

QUÉBEC. Au lendemain de la victoire historique de l’AfD en Saxe-Anhalt, où le parti d’extrême droite a récolté 43,8 % des voix, Éric Duhaime a tenu un point de presse mardi matin pour démentir tout rapprochement entre l’Alternative pour l’Allemagne et le Parti conservateur du Québec.
« C’est insultant, ce qu’on entend là. L’AfD pis nous, c’est deux mondes complètement différents. Eux autres, c’est un parti de fâchés contre l’immigration, les médias, les éoliennes, Bruxelles pis les taxes. Nous, on est fâchés contre l’immigration, les médias, les éoliennes, Ottawa pis les taxes. Voyez-vous la nuance ? », a lancé le chef, visiblement exaspéré d’avoir à préciser l’évidence.
Le chef conservateur a ensuite sorti un document de 14 pages intitulé « Nos différences irréconciliables », dont les points 1 à 13 consistaient en des slogans identiques traduits de l’allemand. Le point 14 se lisait comme suit : « Eux parlent allemand. Nous parlons la langue des vrais patriotes ».
À la permanence du parti, rue Saint-Jean, le porte-parole Réjean Bouchard, 61 ans, a tenu à enfoncer le clou. « Moé là, j’ai regardé le programme de l’AfD au complet, soixante-huit pages, pis j’ai rien trouvé qui me dérangeait, mais ça veut rien dire. C’est juste que le bon sens, ça se ressemble partout, c’est tout », a-t-il expliqué en tripotant une casquette « Le bon peuple » de couleur bleu marine, fabriquée, selon l’étiquette, en Allemagne de l’Est.
Questionné sur le score de 43,8 % obtenu par ses homologues allemands, contre 11,3 % pour le PCQ dans le dernier sondage Léger, M. Duhaime a expliqué l’écart par « un décalage horaire de six heures qui avantage statistiquement les Européens ».
Le chef a conclu le point de presse en annonçant une mission d’observation à Magdebourg au printemps, « strictement pour voir de quoi a l’air un parti qu’on ne ressemble pas pantoute ».
Site satirique. Toutes les nouvelles sont fictives.

