L'UQAR met fin à ses méthodes douteuses et découvre qu'il ne reste plus aucune méthode

RIMOUSKI. L’Université du Québec à Rimouski a annoncé mardi l’abandon complet de ses méthodes d’enseignement jugées douteuses, avant de constater, en fin d’après-midi, qu’il ne restait plus rien à l’horaire de la session d’automne.
« On a retiré les approches contestées une par une. Rendu à la onzième, le calendrier était vide », a reconnu le vice-recteur aux études, Bernard Asselin, en montrant un plan de cours composé d’une page titre et de la politique sur le plagiat.
Selon le rapport interne de 214 pages, les méthodes retirées incluent la lecture intégrale de diapositives PowerPoint sur un ton monocorde, l’examen surprise annoncé « pour créer un lien de confiance », le travail d’équipe où une seule personne travaille, la pondération 60 % participation dont les critères n’ont jamais été divulgués, ainsi que le cours de trois heures sans pause « pour respecter le rythme du groupe ».
L’université évalue maintenant des solutions de remplacement. Un projet pilote de « transmission directe du savoir », où le professeur parle et les étudiants écoutent, a été écarté après que le comité pédagogique l’eut jugé « expérimental et non documenté dans la littérature récente ».
Du côté des étudiants, la nouvelle a été accueillie avec philosophie. « Ça change pas grand-chose. Le cours au complet était déjà sur YouTube, donné par un gars de l’Indiana qui explique mieux », a témoigné Laurie Bérubé, 22 ans, étudiante en biologie marine.
L’association étudiante réclame néanmoins un remboursement partiel des frais de scolarité, calculé au prorata des méthodes abolies, soit selon ses estimations 100 % du montant.
L’UQAR promet un retour à la normale dès janvier, le temps de former le corps professoral à une méthode approuvée par toutes les instances, décrite dans la documentation comme « à déterminer ».
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